Luxembourg
16, boulevard Royal – L-2449 Luxembourg
 
Lundi au vendredi
8h00 à 17h00

Aux Etats-Unis, les investissements des entreprises et l’immobilier résidentiel ne contribuent plus à la croissance. Dans la zone euro, le secteur manufacturier est toujours affecté par la faiblesse du commerce mondial. Ceci est le constat de Guy Wagner, chief investment officer de BLI - Banque de Luxembourg Investments, et son équipe, dans leur analyse mensuelle, les ‘Highlights’.

Aux Etats-Unis, le caractère robuste de la consommation domestique soutenue par un marché de l’emploi favorable permet au PIB de maintenir encore un rythme de progression annualisé autour de 2%, alors que les investissements des entreprises et l’immobilier résidentiel ne contribuent plus à la croissance. « Dans la zone euro, le bas niveau de l’indicateur d’activité IFO en Allemagne témoigne de l’absence d’amélioration du secteur manufacturier, ce dernier étant toujours affecté par la faiblesse du commerce mondial », explique Guy Wagner, chief investment officer et administrateur-directeur de la société de gestion BLI - Banque de Luxembourg Investments. « Le ralentissement de l’économie mondiale semble s’intensifier. »

La faiblesse conjoncturelle de l’économie touche également le Japon et la Chine

Au Japon, l’augmentation de la TVA prévue au mois d’octobre, la faiblesse des exportations vers la Chine et la hausse modérée des salaires ne plaident pas pour une accélération économique. « En Chine, les autorités publiques continuent à lancer des mesures ponctuelles de soutien conjoncturel afin de compenser les effets défavorables sur la croissance provenant des augmentations tarifaires de l’administration Trump. »

Le président de la Réserve fédérale ne donne pas une indication claire quant à l’évolution future des taux d’intérêt

Ni le Comité monétaire de la Réserve fédérale américaine, ni le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne n’ont tenu une réunion en août. A la fin du mois, le président de la Réserve fédérale Jerome Powell a prononcé un discours au symposium annuel de la banque centrale américaine. Le plus haut responsable monétaire américain n’a pas donné une indication claire quant à l’évolution future de la politique monétaire. Il a affirmé qu’il prendrait les mesures nécessaires pour étendre le cycle d’expansion économique dans un environnement de quasi plein emploi et une inflation proche de son objectif. Il a rajouté que l’intégration de l’incertitude de la politique commerciale posait un défi majeur pour les autorités monétaires. Le discours de Powell a été favorable à l’évolution du dollar : « L’absence d’indication claire de Jerome Powell d’un relâchement monétaire important aux Etats-Unis et la perspective de l’annonce prochaine de mesures additionnelles d’expansion monétaire dans la zone euro soutiennent le billet vert. »

Les marchés boursiers reculent légèrement

En août, les rendements à échéance sur les marchés obligataires ont encore baissé, « en raison des signes d’intensification du ralentissement de l’économie mondiale et de la poursuite du bras de fer commercial entre les Etats-Unis et la Chine », comme Guy Wagner le précise. L’indice phare des actions mondiales, le MSCI All Country World Index Net Total Return (exprimé en euros), a légèrement reculé depuis le plus haut atteint en juillet, suite à l’annonce par le président américain de nouveaux droits de douane sur les importations chinoises, se stabilisant par la suite au cours de la deuxième moitié d’août. Le S&P 500, le Stoxx 600 en Europe et le Topix au Japon ont légèrement reculé alors que le MSCI Emerging Markets a subi une baisse plus importante.

Guy Wagner, Managing Director

Licencié en Sciences Economiques de l'Université Libre de Bruxelles, Guy rejoint la Banque de Luxembourg en 1986, où il fut successivement responsable des départements Analyse Financière et Asset Management. Depuis 2005, il est administrateur-directeur de BLI - Banque de Luxembourg Investments.

Suivez-moi sur Linkedin

Abonnez-vous
à notre newsletter